Animalbum
Otarie de Californie, illustration

🌊 Océans

Otarie de Californie

Le lion de mer aux petites oreilles · Zalophus californianus

Avec ses petites oreilles et ses nageoires arrière qu'elle replie sous son corps pour marcher, l'otarie de Californie n'est pas un phoque, même si on les confond souvent ! Bavarde et très sociable, cette nageuse des côtes du Pacifique revient de loin : très chassée au XIXe siècle, elle compte aujourd'hui plusieurs centaines de milliers d'individus.

Fiche express

Taille

Jusqu'à 2,4 m

pour le mâle ; 1,8 à 2 m pour la femelle

Poids

Jusqu'à 390 kg

pour le mâle ; une centaine de kilos pour la femelle

Habitat

Côte pacifique

de l'Alaska au Mexique, côtes et îles

Menu

Poissons et calmars

anchois, sardines, maquereaux, poulpes…

Plongée

Plus de 270 m

et près de 10 minutes en apnée

Statut

Préoccupation mineure

évaluée en 2014

Où vit-elle ?

Sur les côtes du Pacifique, de l'Alaska au Mexique

L'otarie de Californie vit le long de la côte pacifique de l'Amérique du Nord, du sud-est de l'Alaska jusqu'au centre du Mexique, golfe de Californie compris. Elle se reproduit surtout sur des îles, des Channel Islands, au large du sud de la Californie, jusqu'au Mexique. Sur l'une d'elles, l'île San Miguel, environ 80 000 otaries se rassemblent pour la reproduction ! Les scientifiques distinguent trois populations : celle des États-Unis, celle de la côte ouest de la Basse-Californie et celle du golfe de Californie, au Mexique.

Elle fréquente les eaux côtières peu profondes. Pour se reposer, elle se hisse sur les plages de sable et les côtes rocheuses, mais aussi sur les pontons des ports, les jetées, les bouées et même les plateformes pétrolières. Elle supporte aussi l'eau douce pendant un temps : certaines remontent le fleuve Columbia jusqu'au barrage de Bonneville, à près de 240 km de son embouchure.

Après la saison des amours, une partie des mâles part vers le nord et passe l'hiver jusqu'en Colombie-Britannique, au Canada, avant de redescendre entre mars et mai. Les femelles, elles, restent toute l'année près de leurs colonies.

Que mange-t-elle ?

Une plongeuse au menu varié

L'otarie de Californie mange surtout des poissons qui vivent en bancs, comme les anchois, les sardines, les maquereaux, les harengs ou les merlus, mais aussi des sébastes, des calmars, des poulpes et parfois des palourdes. Elle chasse souvent dans les zones de remontées d'eau : des endroits où l'eau froide des profondeurs remonte vers la surface et attire une foule de poissons.

Les femelles chassent en général entre 10 et 100 km de la côte ; les mâles peuvent s'éloigner jusqu'à 450 km. Elle pêche souvent seule ou en petits groupes, mais en bandes plus nombreuses quand les proies abondent, et parfois aux côtés de dauphins, de marsouins ou d'oiseaux marins. En 1982 et 1983, sur l'île San Miguel, des chercheurs ont enregistré près de 9 000 plongées de dix femelles : la plus profonde a atteint 274 m, la plus longue a duré 9,9 minutes. Mais la plupart duraient moins de 3 minutes, à moins de 80 m de fond.

Elle sait aussi profiter des humains : elle chipe des poissons dans les filets et sur les lignes des pêcheurs, et jusque dans les passes à poissons des barrages, ces escaliers d'eau construits pour aider les poissons à franchir l'obstacle. Enfin, elle ne boit que rarement de l'eau de mer : l'eau contenue dans ses proies lui suffit en général.

Protection

Revenue de loin, mais sensible au chaud

L'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature, qui tient la liste rouge des espèces menacées) la classe en « préoccupation mineure » depuis sa dernière évaluation, réalisée en 2014 et publiée en 2015 : sa population est nombreuse et en augmentation.

Elle revient pourtant de loin. Au XIXe siècle et au début du XXe, elle a été très chassée pour son huile et sa peau, puis encore tuée pour nourrir des animaux de compagnie ou pour le sport. Le Mexique a interdit de la tuer en 1969, le Canada en 1970, et les États-Unis l'ont protégée en 1972, par une grande loi sur les mammifères marins.

Ses menaces aujourd'hui : les filets, les engins de pêche et les déchets dans lesquels elle s'empêtre, les tirs de pêcheurs qui la voient comme une concurrente, les maladies, et l'acide domoïque, un poison produit par des algues microscopiques, qui s'accumule dans les poissons qu'elle mange. Depuis 1998, ce poison cause régulièrement la mort d'otaries ; cette année-là, plus de 50 sont mortes près de Monterey, en Californie.

Le réchauffement de l'océan est une autre menace : quand l'eau est trop chaude, ses proies se font rares. Entre 2013 et 2017, la NOAA, l'agence américaine des océans, a déclaré un « épisode de mortalité inhabituelle » : de nombreux petits et jeunes sont morts, faute de proies suffisantes. Selon la NOAA, une hausse de 1 °C de la température de l'eau de surface le long de la côte ouest suffirait à stopper la croissance de la population. Et dans le golfe de Californie, au Mexique, une étude publiée en 2020 estime que les otaries ont diminué d'environ 65 % entre 1991 et 2019 : un réchauffement durable de l'eau pourrait en être la cause.

La bonne nouvelle

Aux États-Unis, la population est passée de moins de 90 000 otaries en 1975 à un record d'environ 306 000 en 2012, selon la NOAA. Vers 2008, elle avait même atteint à peu près le nombre maximal d'otaries que son milieu peut nourrir.

La suite est réservée aux collectionneurs

Animalbum est un jeu de collection gratuit : chaque animal est une carte à collectionner. Trouve la sienne en jouant pour lire :

Commencer ma collection

Gratuit pour toujours · une nouvelle carte chaque jour

Déjà joueur ? Me connecter

D'autres animaux : océans

Voir tous les animaux